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Comment améliorer le DPE d’un logement ?

Le DPE (Diagnostic de performance énergétique) fournit, entre autres, un classement énergétique et climatique d’un bien immobilier. Le logement est affublé d’une note : A à G, en fonction de sa consommation d’énergie primaire et de ses émissions de GES. Oui mais voilà : que faire lorsque son bien est classé D, E, F ou G ? Ces notes traduisent de piètres performances énergétiques et surtout, un logement coûteux à l’usage : difficilement attractif dans le cadre d’une transaction immobilière ! Améliorer son DPE avant la vente ou la mise en location du bien est généralement une bonne pratique. Il s’agit aussi, tout simplement, d’améliorer son confort thermique. Pour ce faire, il est primordial de suivre les recommandations préconisées par le diagnostiqueur immobilier en matière d’usage ou de travaux. Détails.

Quelques pistes pour améliorer sensiblement son DPE

Le meilleur moyen d’améliorer son DPE, c’est de réaliser des travaux sur les postes de consommation les plus énergivores. Bien heureusement, le DPE met en évidence ces postes consommateurs ainsi que les coûts qu’ils engendrent sur l’année.

Le plus souvent, le poste le plus consommateur sera le chauffage.

Pour optimiser l’énergie primaire consommée en la matière, il faudra donc prévoir une rénovation de l’installation de chauffage et d’ECS (Eau Chaude Sanitaire) mais aussi de l’enveloppe du logement (isolation), ceci afin de limiter les pertes de chaleur vers l’extérieur. Une double action déjà très impactante, notamment si votre logement est classé C ou moins dans l’étiquette énergétique.

D’un autre côté, l’un des meilleurs moyens de réduire l’impact environnemental de son logement, c’est de miser sur les énergies renouvelables. En réduisant votre consommation d’énergie fossile, vous minimisez vos émissions de gaz à effet de serre et faites d’une pierre deux coups. Pompes à chaleur, chaudières biomasse et poêles à bois sont à ce jour plutôt abordable du fait des aides de l’Etat. Songez-y.

Dans les grandes lignes, vous savez vers où vous diriger pour améliorer votre DPE. Mais quelles actions concrètes mener en termes de chauffage et d’isolation sur votre bien en particulier ? Pour le savoir, pas d’autre choix que de consulter les recommandations effectuées par le diagnostiqueur dans le cadre du DPE.

Les recommandations d’usage et d’entretien du diagnostiqueur

L’ancienne version du DPE et le nouveau format comprennent tous les deux un volet de recommandations liées à l’usage et à l’entretien du bâtiment. Il s’agit en somme de bonnes pratiques faciles à implémenter pour améliorer très rapidement son confort thermique et influer quelque peu sur sa facture énergétique. La plupart du temps, il s’agira de :

  • Baisser le chauffage de 1°C. A titre d’information, la température recommandée en hiver est de 19°C et 17°C pour les chambres la nuit.
  • Aérer quotidiennement le logement sur une courte durée (5 minutes par jour),
  • Installer des stores et des volets,
  • Opter pour des ampoules basse consommation,
  • Débrancher les appareils en veille,
  • Installer un mitigeur thermostatique,
  • Nettoyer les grilles d’entrée d’air,
  • Programmer l’entretien annuel de sa chaudière,
  • Dépoussiérer les radiateurs,
  • Installer un pommeau de douche à faible débit,
  • Etc.

En matière de recommandations d’usage, la nouvelle version du DPE offre des informations supplémentaires : les économies financières générées par les recommandations ou encore la fréquence à laquelle il convient d’entretenir chacun des équipements. Une bonne lecture du DPE vous fournira donc d’ores et déjà toutes les informations nécessaires à l‘évolution de votre profil de consommateur. Vous pouvez espérer réduire significativement votre facture énergétique.

Mais attention : ces bonnes pratiques ne permettent généralement pas à elles-seules d’améliorer le DPE d’un logement. Pour ça, il faudra aller plus loin, en envisageant des travaux de rénovation énergétique.

Les recommandations travaux du diagnostiqueur

Ces recommandations (situées en fin de DPE avant les annexes) sont effectuées par le professionnel sur la base de l’analyse poussée de vos équipements et de l’état de l’enveloppe de votre domicile. Vous pouvez donc vous y fier les yeux fermés ! L’avantage, c’est que les deux scénarios de rénovation proposés sont accompagnés d’une fourchette tarifaire et de précisions quant à la performance à atteindre, pour pouvoir significativement améliorer le DPE.

Travaux de rénovation globale essentiels pour améliorer le DPE

Comme évoqué plus haut, les actions de rénovation à mener portent bien souvent sur l’isolation d’une ou plusieurs parties du logement, en fonction des ponts thermiques identifiés par le diagnostiqueur. Pour mieux comprendre, le schéma de déperditions de chaleur en page 2 vous offre une représentation visuelle des zones les moins perméables à la chaleur (voir ci-contre).

Dans notre exemple de DPE, c’est la toiture qui est particulièrement sensible, laissant passer 34 % de la chaleur perdue. La piètre qualité de l’isolation de la toiture est confirmée par la rubrique ”vue d’ensemble du logement”. C’est donc en toute logique que le diagnostiqueur préconisera de parfaire son isolation.

Etat des lieux de l’isolation de l’enveloppe du logement

Concernant le chauffage et l’eau chaude sanitaire, la préconisation travaux la plus répandue est de remplacer son équipement fossile par un système de chauffage aux énergies renouvelables. Fiez-vous à la performance recommandée par le diagnostiqueur : celle-ci représente généralement la performance minimale à atteindre pour que votre système entre dans le champ des équipements éligibles aux aides financières de l’Etat.

Finalement, la nouvelle version du DPE fournit aussi une estimation claire de l’énergie primaire économisée et du nouveau taux d’émission de GES après travaux. De ce fait, il est beaucoup plus simple de comprendre l’impact des actions de réhabilitation menées. Améliorer son DPE en toute connaissance de cause n’a jamais été aussi simple !

Evaluation de la performance énergétique après travaux de rénovation

Améliorer son DPE à moindre coût grâce aux dispositifs financiers de l’Etat

Comme évoqué, il existe plusieurs dispositifs financiers accessibles en matière de rénovation énergétique, quels que soient vos revenus !

  • Le chèque énergie, destiné aux ménages modestes et pouvant être converti en chèque travaux. Son montant s’échelonne généralement autour de 100 à 200 €.
  • La prime énergie, indemnisant plus d’une vingtaine de travaux d’efficacité énergétique en matière d’isolation, de chauffage, d’EnR et de ventilation. La prime dépend des spécificités du chantier et est majorée pour les revenus modestes.
  • MaPrimeRénov’, une prime forfaitaire solidaire de l’Anah dépendant du type de travaux et du niveau de revenus. Elle peut atteindre à elle seule 10 000 € pour un ménage modeste installant une chaudière à granulés : de quoi rentabiliser vos actions d’amélioration énergétique.

Le financement de votre rénovation énergétique peut être en partie pris en charge par un éco-prêt à taux zéro (de 7 000 à 30 000 euros sans intérêts, remboursable sur 15 ans).

Améliorer son DPE en réalisant un audit énergétique

La nouvelle version du DPE détaille grandement les travaux de rénovation énergétique à mener pour améliorer vos performances énergétiques. Si toutefois vous avez en votre possession un ancien DPE toujours valide, et que vous souhaitez améliorer votre classement sans le rééditer, vous pouvez opter pour un audit énergétique réglementaire. Ce bilan est également réalisé par un professionnel indépendant et constitue la base d’une bonne rénovation globale. Le dossier qui vous sera remis comprendra plusieurs scenarii de rénovation plus ou moins ambitieux, à sélectionner en fonction de vos capacités financières, notamment.

A la différence du DPE, l’audit énergétique est indemnisable en partie par l’Anah, à travers MaPrimeRénov’ et le programme Habiter Mieux. Vous pourrez donc réduire significativement le montant de la prestation, qui oscille généralement autour de 300 à 500 €. C’est bon à savoir.

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