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La classe G du DPE

La note G est la plus mauvaise sur le classement énergétique du DPE. Un DPE classe G est caractéristique de performances extrêmement faibles et d’un coût à l’usage quasiment indécent : plus de 3 000 à 3 500 € par an. Un logement de classe DPE G a généralement tout à refaire : isolation, chauffage, ventilation. Il est donc urgent d’agir, pour limiter sa facture énergétique et son recours aux énergies fossiles.

Comment se caractérise un logement au DPE classe G ?

Des consommations énergétiques extrêmement élevées

Pour être classé G sur l’étiquette énergétique du DPE, un logement (maison ou appartement), doit répondre aux seuils suivants :

Plus de 420 kWh d’énergie primaire consommée par m² et par an et plus de 100 kg de CO2 émis par m² et par an.

Il existe toutefois un cas particulier, celui d’un logement situé à plus de 800 mètres d’altitude et en zone climatique froide (H1b, H1c et H2d). Les seuils sont ici revus à la hausse pour s’adapter aux besoins énergétiques réels de ces logements soumis à des conditions climatiques extrêmes. Les nouveaux seuils énergétiques sont alors portés à plus de 500 kWh d’énergie consommée et 110 kg de CO2 émis.

Une isolation insuffisante

Dans une habitation au DPE G, il est fréquent de constater une isolation insuffisante sur tout ou une partie de l’enveloppe du logement. Résultat : les ponts thermiques sont légion. La chaleur s’y échappant, le confort thermique du logement est fortement réduit et la facture d’énergie elle, augmente drastiquement.

Afin d’effectuer son diagnostic d’isolation, le professionnel diagnostiqueur se base sur des seuils de performances bien précis.

Valeurs de performances d’une isolation insuffisante
Partie de l’habitation Seuils de performance thermique insuffisants en DPE G (W/(m².K))
Murs ≥ 0.65
Combles perdus ≥ 0.3
Combles aménagés ≥ 0.3
Toiture terrasse ≥ 0.35
Planchers ≥ 0.65
Menuiseries ≥ 3

DPE classe G : rénovez vite votre logement !

A compter de 2023, les logements F ou G verront leurs loyers gelés à moins de réaliser des travaux de rénovation énergétique. Dès 2025, les logements au DPE G seront interdits à la location !

Votre logement est classé G sur l’étiquette énergétique ? Rassurez-vous : le DPE comprend des scénarios chiffrés de rénovation vous permettant de visualiser avec certitude les travaux réellement impactants dans l’amélioration de votre classement énergétique.

Pour réaliser ces travaux, vous pouvez également bénéficier d’aides financières de l’Etat (éco-prêt à taux zéro, prime énergie, MaPrimeRénov’…) ainsi que d’un bonus “sortie de passoire énergétique”. Ce gain financier supplémentaire allant jusqu’à 1 500 € récompense les ménages effectuant des travaux sur un logement classé F ou G. Alors, à vous de jouer !

Réaliser des travaux de rénovation énergétique est donc indispensable pour votre confort thermique tout comme pour assurer la rentabilité de votre investissement immobilier, le cas échéant.

Passoires énergétiques en DPE classe G et + : état des lieux en France

L’étiquette énergétique G est souvent associée en études à la classe F : ces deux classes désignent des logements passoires énergétiques, extrêmement peu performants. En France, ces logements sont encore trop nombreux : près de 4,8 millions selon les chiffres avancés par le gouvernement. Cela correspond à environ 17 % du parc résidentiel (résidences principales). On comprend donc pourquoi il est urgent de s’atteler à éradiquer ces habitations trop énergivores.

En règle générale, les passoires thermiques sont plus fréquentes dans l’habitat individuel (18,4 % contre 14,7 % en collectif) et sur les logements de moins de 30 m². On estime d’ailleurs que 35,9 % des résidences principales de moins de 30 m² sont des passoires énergétiques !

Enfin, les étiquettes F et G sont bien plus représentées dans les logements anciens, construits avant 1949. Ils ne représentent en revanche pas plus de 4,5 % de tous les autres logements !

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